Barthes — Littérature

Cette tricherie salutaire, cette esquive, ce leurre magnifique, qui permet d’entendre le langue hors-pouvoir, dans la splendeur d’une révolution permanente du langage, je l’appelle pour ma part : littérature.

Roland Barthes. 

Leçon inaugurale au Collège de France.

Commentaire

Barthes se fait un peu plèz. Dire que la langue est « fasciste » parce qu’elle oblige à dire, c’est un peu marqué par l’époque, mais why not. De ce point de vue, j’ai l’impression que c’est l’avantage du français sur l’anglais, par exemple : le discours y est moins balisé. Dire que le langage humain est sans extérieur, ok boomer, mais dans la seule mesure où le langage est l’extérieur. Tout cela manque d’exemples, de détails. Tout cela est bien dit, mais précisément : ce n’est pas de la littérature. Tout cela est bien dit, mais il faut écrire un roman. Pour peu qu’on en soit capable.